Tout doucement revenir

Un mois c’est long. Pas si long pourtant mais quand même. On a appris l’attentat de Nice en arrivant en France, avant-hier. Ça fait drôle. De ne pas l’avoir su, ça fait bizarre. Mais c’est dans l’ordre des choses, sur une île privée d’internet, de journaux, de communications. Une fois, il y avait une télé allumée, la dame qui la regardait nous a dit qu’un prêtre avait été tué, en Allemagne peut-être, elle n’était pas très sûre.

Un mois c’est long. Je reviens, tout doucement, je recommence à écrire, tout doucement, je reprends mes habitudes, mon café du matin, devant l’écran, les nouvelles, les indignations et les rigolades des copains sur Facebook, les médailles aux JO. Mon roman. Le tipatop de mes doigts sur le clavier. Rassurant. Toutes ces choses sans importance et sans impact sur le monde qui sont mon quotidien. Ma petite vie. Ma toute petite vie.

J’ai lu, énormément. James Ellroy, Caryl Ferey, Foenkinos, Diderot, Stephen King, Aragon, Huxley… Éclectique-tic-tic. Et le Routard d’un bout à l’autre du périple, inévitable.

J’ai pris des tas de photos. J’ai eu du mal à en choisir une pour illustrer ce billet. Une qui dirait la beauté et la réalité de Cuba. Son délabrement et sa magnificence, en même temps. Splendeur et misère, très grande lucidité et indéfectible fierté, telle est l’île, tels sont les cubains.

Cuba, la Havane

La Havane

2 commentaires sur « Tout doucement revenir »

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