Euskal Herrian

Il faut grimper un peu, à peine, et au détour d’un chemin, le Pays Basque offre ses lumières, son vert quasiment fluo, son jaune soutenu, ses montagnes noircies par le feu de l’écobuage, ses portes et ses contrevents rouges sombres.

Où que porte le regard, il y aura la maison d’un cousin, d’un voisin, des vies qu’on me raconte, à moi qui aime bien les destins. Un parent plus ou moins éloigné, un qui était contrebandier, un qui a fricoté avec les indépendantistes, enfin, il paraît, un autre tombé d’une fenêtre en lavant les carreaux du château, ou qui a eu tout un tas de marmots. Les très grandes familles, les très nombreux enfants qui donnent de si nombreux cousins, les vies difficiles, ponctuées de drames, les vies simples et laborieuses, les vies sans espoir, sans rêve, qui ne connaissaient qu’un seul moment de repos, l’heure hebdomadaire qu’on se donnait pour prier le Seigneur.

Où que les yeux se posent, il y aura des anecdotes, des histoires intimes qui se ressemblent et se répondent, avec une sécheresse dans le discours, une communication abrupte qui m’a longtemps surprise, voire interloquée. J’avais tout le temps l’impression qu’ils s’engueulaient. Pour dire oui, ils disent « bai », en traînant sur le a, ça ressemble à « baaaahhh », un oui qui dit tu me fais chier, en tout cas c’est l’impression que ça me donnait. Les basques, ceux que je connais en tout cas, ont le verbe tranchant et le regard sans concession. Mais on s’y fait. Et c’est si beau…

les-genets

A vos claviers : commentez !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s