Les évaluations nationales nous font bien rigoler.

Je l’ai déjà laissé entendre ici ou là au gré de mes billets : dans mon métier, c’est rarement grâce à mon ministère qu’on se casse une côte de rire. Au départ, quand ma dirlo nous a annoncé « Evaluations nationales, les filles ! », j’ai fait ma fonctionnaire de base, j’ai dit « oooooohhhh, nnnooooonnn, puuuuutaiiiiiin, faiiiiiiis chiiiiiiiieeeeer… »  (parfois -mais parfois-pas-souvent hein- il m’arrive d’être vulgaire, dézolécépabien).

Après, on les a reçus, les livrets, et là j’ai fait mon écolo de base et j’ai dit : nan mais je rêve ? C’est quoi cette débauche de papier, c’est pour fêter la démission de Hulot que vous avez rasé une forêt entière rien que pour ces putains d’éval ? Y’a trois livrets de 30 pages, ça aurait pu tenir sur un seul de 10 ! Et encore, je suis large ! Vous me faites honte, messieurs-dames du ministère, vous êtes indécents et je vous méprise ! (parfois -mais parfois-assez-souvent, hein- je trouve mon époque calamiteuse, surtout les décideurs qui font la leçon aux… mais bon, c’est un autre sujet)

Ensuite, on les a découvertes, ces éval. Et… faut lui reconnaître ça, à notre Blanquer chéri, il nous aura donné l’occasion de bien nous poiler. Je te livre ici le texte de lecture « compréhension » et les questions qui l’accompagnent. C’est pour que tu te poiles de concert, me remercie pas, c’est cadeau. Pour mémoire, je précise que ces petits de CE1 ont 7-8 ans.

texte sommeilchoix de réponses

Y’a des mecs, y sont bien payés pour ce qu’ils font, quand même…