Evaluations nationales, suite…

Voilà, elles sont faites. Déjà c’était pas gagné, je n’étais pas super partante, comme il a déjà été expliqué ici (tu peux relire mon billet d’alors, je me marrais à fond, ça faisait plaisir à voir, une maîtresse de si bonne humeur). Mais comme je suis fonctionnaire, je fonctionne, et elles fonctionnent aussi, ce qui fait que nous fonctionnons, et donc nous avons fonctionné avec une belle énergie. Et les voilà faites, ces p**** d’évaluations nationales mouture 2018.

Maintenant, faut les saisir. Avant de s’en saisir. Si tant est que le machin nous donne des billes, des pistes pour bosser mieux. C’est censé être le but. J’ai des doutes, tu me comprends, voilà 15 ans que je fais passer des évaluations nationales, qu’on veut me faire croire que ça va m’aider et qu’on me laisse finalement me dépatouiller toute seule, alors bon, ça finit par altérer ma confiance, forcément.

Bref, on doit les « saisir », ces éval’, et les saisir ça veut dire rentrer les réponses des gosses dans le machin informatique conçu pour. Qui devrait normalement être conçu pour… Tu as déjà compris le deal, on joue quand même dans la cour du Service Public, faudrait voir à pas être plus performant qu’Amazon et Google, sinon ça ferait tâche dans le joli royaume de GAFA-land.

J’ai 12 CE1 (et des CE2, je suis veinarde, j’ai des copillègues qui ont tous leurs élèves concernés, moi j’ai seulement la moitié de la classe, c’est cool). Comme chaque élève a rempli 3 livrets (2 en français et 1 en maths), j’ai donc 36 livrets à saisir. J’ai réussi ce soir en 1h30 à rentrer dans le système 4 de ces livrets. Error diverses et variées et en plusieurs langues, moulinages interminables, bug et rebug… échec et mat. Je le confesse, j’ai baissé les bras et cédé à la tentation de la saison 7 de Game of Throne qui sévissait dans mon salon…

Je ne sais pas si le Grand Schtroumpf recevra les saisies sus-dites, tu vois… Je ne sais pas s’il ne va pas devoir s’en passer finalement. Je ne sais pas si je vais continuer à fonctionner ou si je vais tout envoyer péter et juste faire mon travail, finalement. C’est à dire enseigner.

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