Donnez-moi ce micro !

Ben oui, j’adore parler dans un micro… Mais je sais d’où ça me vient, mon père est pareil. Oh ça va, hein, chacun ses petites faiblesses, y’a pas grand mal ! 😉

Hier donc, j’étais au salon « Livre d’hiver » à Montgiscard près de Toulouse. Un excellent salon, avec une organisation du tonnerre et un monde fou fou fou. Les organisateurs m’avaient demandé de participer à une table ronde autour du genre méconnu, un peu méprisé, voire carrément ignoré de la Nouvelle. Moi j’ai dit ok, donnez-moi ce micro, zallez voir c’que vous zallez voir. Non, en vrai je me suis préparée, en bonne élève : quelques notes, des recherches en amont, et une nuit très agitée avant. Pourtant c’était bon enfant et tranquille, mais bon, on a beau savoir qu’il n’y a pas d’enjeux et qu’on peut se relaxer, le cerveau est un as pour mouliner en roue libre et se mettre la pression pour rien, c’est son kif, j’apprends rien à personne.

La nouvelle : un texte court (parfois très court, comme pour la micro-nouvelle), peu de personnages mais dont la réalité psychologique est forte, un espace-temps limité, une chute pas forcément surprenante mais qui amène le lecteur à réinterpréter toute l’histoire. C’est ce dernier élément qui pousse parfois à relire immédiatement le texte une fois qu’on connaît la fin, pour « vérifier » (quand on me dit ça de mes histoires, je jubile intérieurement, je vous dis pas comment !).

Pour moi, la longueur du texte importe peu, en réalité. Certains romans pourraient être considérés comme de très longues nouvelles, avec une fin qui déménage et un texte qui se récrit dans la tête à la lumière de cette conclusion.

Ce qui est sûr, c’est que si beaucoup de très grands auteurs se sont essayés à ce genre, il n’en reste pas moins minoré, particulièrement dans les pays francophones, au contraire des anglo-saxons qui en lisent volontiers… C’est très curieux. Dans les salons, les lecteurs me disent parfois : « Boh… J’aime pas trop… Je reste sur ma faim, et j’ai l’impression que c’est un exercice d’écrivain, rien de plus… » alors que vraiment, l’écriture de nouvelles est un travail ardu, pointu, délicat, rigoureux, et vivifiant.

N’hésitez pas à partager en commentaire les recueils de nouvelles que vous conseilleriez, et à donner votre avis sur la question !

Adishatz, les amis !